message degoy.net / christine + médéric



christine ::: peinture / paintings



Je peins dans le monde, couleur liquide et poudre de terre.
Je peins tel un rêveur vertical
qui se recharge auprès d'un univers aux multiples dimensions,
portant en son sein la lumière du réveil.

christine+médéric ::: bande dessinée


Des passés composés / travail en cours, 300 pages de science-fiction en alexandrins, au moins 12 tomes de 96 pages en BD, 4 parties, publication en ligne et souscription pour les éditions papier... Des passés composés, texte de Médéric Degoy, dessins de Christine Degoy.

médéric ::: photo



Des instants. Des instantanés. Pas de retouche, pas de traitement ; et pourtant, dans la simplicité d'une prise, dans l'unicité d'un instant qui s'étire, se trouve une vérité cachée derrière la matérialité apparente du monde : au-delà de l'illusion de la réalité, en s'affranchissant de l'illusion du temps, se laisse entrevoir une profondeur, un chemin dissimulé, que pourtant chacun connaît au plus profond de soi. 

médéric ::: film


En réalité / tournage en cours

médéric :::: poésie

Des passés composés :

A toi, sang de mon sang, je ferai ce récit ;
toi chez qui le destin prépare sa survie,
sache les liens intimes unissant en ton sein
l'être pentagonal où concentre l’humain.

Vois, ma chair, vois comment les lois de l’entropie,
emportant l’homme éberlué et fait zombie,
touchent un paroxysme au faîte de son temps
dont la flèche, espérons, ira en s’inversant...

De mon cœur, tu sauras l’histoire anecdotique
où s’ancrent les jalons et bornes symboliques
de la voie tortueuse en laquelle l’humain,
en créant la machine, engageait son destin.

Mon chant débutera dans ces camps encaissés,
ces refuges profonds aux creux des Pyrénées
que tu reconnaitras : ton univers de vie,
de doute, de douleur, et de jeunes envies.

Pardonne, toi qui mues, ma mémoire faillante ;
mes souvenirs affluent comme des déferlantes
et je n’en saurais faire un ordre moins bancal :
ta lumière triera l’abîme cervical !

Pardonne donc, enfant, cette chronologie
qui ne s’ordonnera que loin de mon esprit ;
si chaque histoire est vraie – j’en suis toujours témoin –,
je suis toutefois seul à y trouver des liens...

Ensemble, profitons des intimes soirées
pour se mettre à l’écart, à l’abri des fumées
du nocturne brasier qui nourrit, chauffe et rassure
après le dû requis de prière et culture.

Laisse-moi divaguer parmi mes souvenirs
et te conter d’abord ce qui me fit souffrir ;
ce que tu sais d’ici et ne sais de là-bas,
ce que tu dois savoir, tu le sauras de moi !

Les faits s’enclencheront en un révélateur
et, comme un jeu d’enfant aux multiples hâleurs
tu y découvriras ta part de vérité
dévoilant ce qu’en toi tu vas nous apporter.

Profite donc, mon sang, de ces apaisements
pour entendre de moi, en désordre apparent,
ces moments en morceaux qui jalonnent ma vie,
de mes débuts subis à mes choix d’aujourd’hui.

 

relié 15x23cm
19€


Poche
11,09€


ebook
ePub: 5,99€


Kindle : 5,99€


Les Heures de Cendres :

Des fourmis roses à deux pattes et deux bras
bâtissant un dôme d’illusions

Elles récoltent une moisson d’argile
en croyant à l’hiver phonétique

L’agitation que le jour leur octroie
ne les voit empiler que le son

Sèche au soleil le Vrai, abandonné ;
il ne germera pas en leur terre.

Le coeur d’insecte aux idées arrêtantes
est peiné de leur aveuglement

Il bat le vide à la mesure creuse
où le réel s’efforce de surseoir

Soleil de l’est, éclaire mes amis –
ils ne voient que la boue qui les fige !

Imprègne-les de ton eau lumineuse
en qui graine de Vrai s’épanouit !

La Peur, cancer aux idées filandreuses
étouffant notre monde intérieur

montre la voie bénéfique à l’égo
et par où notre damnation passe –

un coeur de cendres, étouffé satisfait,
ne pouvant que tenir ses promesses –

l’heure de cendre est une heure perdue
qui paresse en chemin d’allégresse.

Travaille, ami ! L’amour est résilient !
Le phénix est aux cendres en son nid !

Un inconnu qui sommeille en ton centre
est l’ami que je veux découvrir !

Quand verras-tu les fourmis sans chitine,
non-réserves pour un non-hiver,
accumulées de détresse hystérique –
et le froid qui ne viendra jamais –
et la graine absente de la cosse –
et l’esprit absent de ses pensées –
et le coeur absent de ta présence
(...)